L’historiographie africaine en contexte post-colonial : enjeux méthodologiques et débats critiques au prisme des perspectives de Mamadou Diouf et Paul Ricœur

Auteurs-es

  • Amélie Aristelle Ekassi École normale supérieure de Yaoundé

DOI :

https://doi.org/10.5195/errs.2026.731

Mots-clés :

chronocentrisme, fragments, historiographie, nationalisme, objectivité, post-colonialisme

Résumé

Relater le passé afin de construire le présent et le futur, telle fut l’ambition des premiers historiens « professionnels » dans les États-nations post-coloniaux d’Afrique subsaharienne. Cette prétention, nourrie par la volonté de restaurer une dignité bafouée, a éprouvé le gage de vérité entre l’historien africain et son lecteur. En effet, la reconquête d’un soi brisé et la reconstitution de la grande personnalité africaine ont politiquement orienté la quête de recomposition des traces du passé africain. À l’heure où on assiste aux fissures ou à la destruction du roman national, il est question d’examiner à nouveaux frais les défis et les orientations épistémologiques qu’implique le travail de l’historien. Sa vérité n’est pas une connaissance pour la contemplation, mais pour l’action. Aussi importe-t-il, selon les analyses de Mamadou Diouf et de Paul Ricœur, de « dessoucher » les différentes affiliations idéologiques ou partisanes qui peuvent, explicitement ou tacitement, manipuler, falsifier, ou empêcher la diversité des récits retraçant la vie des humains en Afrique.

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Publié-e

2026-07-30