Genèse phénoménologique de la reconnaissance: La chair, l’autre et le corps propre

David-Le-Duc Tiaha

Abstract


En amont des représentations collectives et des formes instituées de la vie sociale, cet article se propose d’étudier l’articulation de l’intersubjectivité et de l’incarnation dans la constitution du soi et de l’autre comme une genèse phénoménologique de la reconnaissance à travers la lecture ricoeurienne de la cinquième des Méditations cartésiennes publiée dans À l’école de la phénoménologie. Lors de la donation du sens ego dans l’intersubjectivité, la constitution de la reconnaissance sur le plan de la perception se fait grâce aux distinctions entre corps (Körper) et chair (Leib) d’une part, et, d’autre part entre chair (Leib) et corps propre (Leibkörper). L’analyse des textes sur "Le sentiment,” repris dans À l’école de la phénoménologie, et sur "La fragilité affective" dans L’homme faillible, propose une phénoménologie de la reconnaissance sur le plan de l’affection. Le désir est révélé par le "sentiment ontologique" comme la racine affective de l’intersubjectivité dont les modalités sont objectivées par les dimensions économique, politique et culturelle de l’espace social correspondantes aux requêtes affectives différenciées de la reconnaissance sociale telles que l’avoir, le pouvoir et le valoir.


Keywords


Chair; Corps propre, Donation; Intersubjectivité; Soi



DOI: https://doi.org/10.5195/errs.2011.60

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Copyright (c) 2011 David-Le-Duc Tiaha

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ISSN 2156-7808 (online)